BisharatNet
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06-12-2008 11:29 AM ET (US)
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Edited by author 06-12-2008 11:30 AM
Par suite de /m47, voici l'autre ancien article sur le logiciel "Afri-Alpha". Une des questions sur cet effort est s'il est conçu pour Unicode ou bien pour des polices à 8-bits (1 octet). On l'a vu ici : http://thot.cursus.edu/rubrique.asp?no=20829Unesco/Bénin : Afri-alpa , le logiciel des langues nationales africaines par les Tic Par Louis-Martin Essono - ©Thot/Cursus 2-8-2004 Mise à jour : 19-8-2004
Depuis les années 1980, le besoin dharmoniser les nombreuses langues africaines a été vivement ressenti. Lors de la réunion scientifique de Yaoundé en 1981, sous légide de la défunte Association des Universités entièrement ou partiellement de langue française (Aupelf) aujourdhui devenu lAUF , il avait été créé, entre autres, un programme pour lenseignement des langues africaines (PELA) qui avait fait et qui, sans doute, fait encore le bonheur de nombreux africanistes.
La visée essentielle était de pouvoir enfin disposer dune structure susceptible de gérer les langues africaines afin de les enseigner et den faire des langues partenaires pour le développement. LOrganisation Internationale de la Francophonie, par lopérateur principal que constitue lAgence de la Francophonie a conduit plusieurs projets en Afrique, au Canada et en Europe pour trouver une solution à lépineux problème de la normalisation et de lharmonisation des langues africaines.
Le problème s'étend maintenant au niveau de lutilisation de ces langues sur le net ainsi qu'on le voit dans les réflexions que propose le passidev ou comme latteste un ouvrage collectif très récent consacré à Mondialisation et technologies de la communication en Afrique
De nombreux logiciels avaient déjà été testés. Certains, distribués et vulgarisés par la francophonie, ont été développés par M. Diki-Kidiri. Ils fonctionnent aujourdhui dans quelques Départements de Linguistique africaine des pays francophones dAfrique. Les chercheurs de plusieurs pays africains, lAcadémie africaine des langues, la SIL et les organismes linguistiques nationaux et internationaux et multilatéraux contribuent à la description et à lharmonisation des langues africaines.
Selon Falila Gbadamassi dans un article paru dans le journal béninois Fraternité de Cotonou et repris par allafrica.com lAfrique dispose, depuis 1992, dun logiciel mis sur pied par lUnesco. Ce logiciel, dénommé Afri-alpha.vier, est capable décrire dans n'importe quelle langue africaine comme le fon, le yoruba ou le swahili, à partir de son clavier Azerty ou Qwerty. Daprès notre confrère, pour qui cette découverte est largement utilisée au Bénin, ce logiciel [avait été] conçu en Afrique du Sud par l'Unesco sur recommandation de la coopération suisse pour le Bénin. Le logiciel s'appuie sur l'alphabet phonétique international mis en place par des linguistes africains et latino-américains. Il permet par conséquent de transcrire automatiquement la phonétique des différentes langues traditionnelles africaines.
Le Bénin a bénéficié de cette trouvaille parce que, depuis 40 ans, la Suisse soutient les projets dalphabétisation dans ce pays. Et lutilisation des langues locales est très importante dans les médias et les écoles et aussi a l université du Bénin ainsi que nous avons pu nous-même le constater lors de notre trop bref séjour en mai dernier. En effet, poursuit larticle, plusieurs publications sont conçues dans les différents centres dalphabétisation départementaux. À lexemple de celui de Porto-Novo qui produit "Imonle" le jour se lève ou de celui de Parakou qui publie "Kparo" en Bariba, permettant ainsi aux populations locales de s'informer dans leur langue maternelle.
Le vœu béninois est maintenant de vulgarisé ce logiciel sur lensemble du territoire. Le plus important est de lexploiter, pour cela, il importe que le pays dispose dordinateurs avec lesquels sutilise forcément ce logiciel. Sans quoi, on demeure comme un édenté devant un morceau de viande. Si on peut se réjouir de voir que le logiciel soir effectivement le produit dun pays africain, il y a lieu de sinterroger tout de même sur sa non vulgarisation au profit de tous les pays désireux de travailler en langue nationale. À Bamako 2002, on a vu des hommes du Nord rafler des prix sur les études conduites sur les langues africaines. Les travaux ainsi primés ont fait la fierté des scientifiques du monde. Pourquoi les produits africains sont-ils contraints à la confidentialité ?
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