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Topic: POETES DU SENEGAL ET D'AILLEURS
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Rodrigue  490
05-23-2005 04:13 PM ET (US)
DANS L'ARBRE DU PHARE


Dans l'arbre du phare
Je veille dans l'Île solitaire

Pavée de racines insulaires
D'amitiés tracées
Où de la passerelle
Disparaissent les années grises

Près d'une mer en furie
Aux cris des oiseaux éjointés
Qui vrombissent en échos
Avec l'acier des turbines

L'écume aux lèvres
Je pleure ton absence
Au cri de la vache marine
Qui geint au vent de l'âme
Tenue en lisières de l'onde
Entre les rigoles des années mortes
Où dans l'ailleurs passé
À lâcher du lest au fond des joies éteintes

Je m'accroche au tourillon
Et j'y inscris mes rêves
Dans un aurore fragile
D'une lointaine voix braillarde
Dans une attente prochaine
Rodrigue  491
05-23-2005 04:25 PM ET (US)
Des amis et moi, saluons la présence et le retour de Natty parmi nous. Nous souhaitons relire bientôt les poèmes de Jambar,Pouet,Mandregas,Rafaël etc...J'aimerais nommer tous les autres poètes !
natty  492
05-25-2005 11:55 PM ET (US)
des amis dis tu ? pkoi ne nous rejoignet t'ils pas :)
oulla jambar et les autres ca fait un bail. j eme demandent ce k'ils deviennet
Rodrigue  493
05-28-2005 09:53 PM ET (US)
EN RESPIRANT LES ODEURS DE L'OCÉAN


Tu es un sable chaud, un corps d'ébène et une tourbière
Tu es un soleil qui se lève
Et tu appelles à la surface de la nuit
Toi, fille de l'Océan
De l'aurore
Et du vent
Toi, celle qui chante dans le silence
Toi, le jardin des noyés
Tu sèmes dans le vent tes secrètes caresses
Toi, le ciel d'étincelles
La flamme dorée
L'âme dans une baie de sommeil
Tu attends le jour
Et l'amour discret qu'il faut
Et l'heure de l'innocence
Là, où le coeur tient lieu de mémoire
Dans les rêves liturgiques
Là, du haut d'un escalier qui sépare les amants
Toi, FEMME-PATRIE désirée
Toi, FEMME aux cheveux du pays
Tu circules dans des courants aveugles
Et tu respires les odeurs des OCÉANS
Toi, FEMME au tiret du crépuscule
Tu voles à dos d'ailes à l'envers du monde
Tu pianotes CHOPIN
Dans la grisaille et la peine
Entre le temps d'hier et celui de demain
Toi SON et LUMIÈRE
Saison triste et espace d'un remords
Toi, FEMME au corps offert en sacrifice
Tu t'enivres aux confins de la vie
Au milieu des cayes
Là, où tes mains s'ouvrent et caressent
L'aube à son réveil
Toi, FEMME qui solennise la mer
Fleur de VÉNUS
Fleur azurée au goût de miel
Tu baignes dans un tricot de tendresse
Où court dans la houle l'espoir des naufragés
moins que rien  494
07-02-2005 12:34 PM ET (US)

CHANT DE L’AMANT EPERDU

47.

Un vœu de silence
Pour t’écouter
Rire en éclats
Au cœur de l’allégresse
Les foules sans couleurs
Bruissent monotones
Ton jardin est mon repaire
Je m’y réfugierai
Serein
Laisser l’avenir
Naître lentement
Dans ta volonté
Et arroser le présent
Pour nourrir les feuilles vertes
Un vœu de silence
Pour t’écouter
Murmurer
L’hymne de l’amour


CHANT DE L’AMANT EPERDU

48.

Te tendre ma main
Ô Réanna
Ton nom caresse, tout doucement
La toison du ravissement
Qu’elle est belle la lumière !

Dans ta robe d’écume blanche
Tes pas feutrés troublent mes silences
Lumière de lumière sur ton rire enchanté.

CHANT DE L’AMANT EPERDU

49.

Où m’attends-tu ?
Froissement de ruban de soie
Sur ton corps fluet
Je perçois ton appel lointain
Repus dans l’alcôve du secret
M’entends-tu ?
Soleil et lunes dansent
Au carillon de mon cœur
Qui bat
La mesure unitaire de ton nom
Ne me laisse pas tiédir
Dans l’angoisse de ton absence
Quelle douleur dans ma poitrine
Assoiffée de toi, toi, toi
Toi Réanna
Eloigne-moi des voies sans issues
Guide-moi droit
Vers toi
Ô Réanna




CHANT DE L’AMANT EPERDU

50.

C’est ce matin
Le soleil s’est levé en moi
Les vagues s’étirent
Sur le sable fin
Le balancement des arbres
Sublime amour
Le vent qui crie
Désespérément
La marche de l’amant
Le pas pesant de l’éléphant
Dandinant majestueux
L’oiseau virevoltant
Fou d’amour total
Toi et moi uni
Unique
L’enfant qui vagit
Sur tes bras
Donne-nous Réanna
Un beau crépuscule.




CHANT DE L’AMANT EPERDU

51.

Pureté
M’asseoir à tes côtés
Et chanter avec toi
La complainte des aimés
La lumière de ton nom
Blanchit mon cœur
Ô lune, soleil et miséricorde !
Pureté, ô pureté !
Enlever mes chaussures usées
Et mes pensées ténébreuses
Te tendre ma main
Pour unir
Toi et moi
Pureté


CHANT DE L’AMANT EPERDU

52.

Arrêtes-toi un instant
Pour écouter la mer
Regarder le ciel
Danser avec l’oiseau
La valse des ivrognes


Arrêtes-toi au croisement des lunes
Ecouter le cantique des étoiles
Dans leur rire joyeux


Arrêtes-toi un moment
Un petit baiser sur ma joue
Le mot secret dans l’oreille
L’extase silencieuse se sur le trône.


CHANT DE L’AMANT EPERDU

53.

J’ai vu l’amant
Brillant sur le médaillon
Tintamarre et éclat de rire
S’éclipsent
Lampe et soleil s’enlacent
Pas de danse envoûtée
Rien que pour te plaire.

Escalader les marches lumineuses
Ton nom sur mes lèvres
Ton image dans mon cœur
Te porter en moi
Comme la graine dans le fruit
Arriver au sommet de l’extase
Entendre le Verbe sublime
Ta voix
Ô Miséricorde !


CHANT DE L’AMANT EPERDU

54.

Accéder là où j’étais
Ecouter ce que j’ai entendu
Visiter le musée des secrets
Disparaître dans la présence
S’unifier
Le sucre
Dans la tasse de lait
Comme la goutte d’eau
Dans l’Océan
Toi seule Réanna
Debout en moi
Veillant nuit et jour
Sur ma quête de pureté
Accéder dans la demeure
Dépouillé d’identité
Insensible à toute autre séduction
Qui ne parte de toi.



CHANT DE L’AMANT EPERDU

55.

Qu’elle est longue
La route qui mène à toi
Pierres rebelles et ronces têtues
Barrières et barricades
Que de vanités sur mon chemin
Et quel bonheur incommensurable
De plonger dans le tumulte de ton cœur
M’abreuver d’amour
Me dissoudre dans l’unité
De toi
Ô toi qui es.




CHANT DE L’AMANT EPERDU

56.

Porter les chants
Des haut-parleurs
Sur les cimes des palmiers
S’élever
Comme un duvet allégé
Tel l’oiseau
A la poursuite de la quête
Du trône élevé
Arrivé là-bas
Rire follement avec toi
Ô Béatitude !


CHANT DE L’AMANT EPERDU

57.

Te trouver
Et sourire, le fiancé ému
Inonder l’âme
De la lumière du cœur
Béatitude
Béatitude
Béatitude
Ô toi
L’un.


CHANT DE L’AMANT EPERDU

58.

Te regarder
Ô Fleuve
Chant lancinant
Du tumulte sur la berge
Mille noms entremêlés
Masquant ton visage
Ô bien-aimée
Soulever l’aile
A la manière de l’oiseau
Eperdu d’amour
Chant et désir de pureté
Chant et désir d’Unité
Toi en moi, Réanna
Au loin, les filaos
Autour de la table gardée
Scandant silencieusement
Ton nom
Ô toi l’UN
Réanna
La plus belle des eaux.


CHANT DE L’AMANT EPERDU

59.

Sur l’eau brille le soleil
Et dandinent sur les reflets
Eclats de rires joyeux
Quels mots encore
Pour signifier l’Amour
Est-il de notre monde ?
Et le vent séduit
Caresse cimes de tamariniers
Et chevelure d’huile du fleuve
Ne voir en tout que toi
Réanna.

CHANT DE L’AMANT EPERDU

60.

Devant ta porte
Les voix grasses s’éclatent
Anges et amants tourbillonnent
Odeur du vin
Victuailles du Paradis,
Musiques envoûtantes
Ivresses et rires d’allégresse
S’embrasser à perde haleine
S’abreuver de ton regard
Se purifier jusqu’à la rive du désir
Oh, présence et volupté
Pureté, pureté, pureté
Illuminer les routes pavoisées
Pour t’accueillir, mon âme ouverte,
Dans les jardins de mon cœur.




CHANT DE L’AMANT EPERDU

61.

Un beau soleil
Un beau rire
Un rire aérien
Un bonheur parfait
Ô toi qui es.

CHANT DE L’AMANT EPERDU

62.

De tous les regards
Qui défilent devant moi
Seuls tes beaux yeux
Captivent mon cœur
Devant ton visage
Toute mon âme
Emue,
Soumise
Se prosterne.



CHANT DE L’AMANT EPERDU

63.

Méditer
Loin des effluves insalubres
Happer le soleil
A pleine main
Malgré la défiance
Des gratte-ciel
Et rire aux éclats
Avec Toi
Ciel et terre à tes pieds
Vieilles cathédrales
Décrépies par la pluie et l’âge
Bâtisses en ruines
Mosquées cloîtrées
L’horloge du clocher
Trépidante
Au son merveilleux
De Ta voix
Et les arbres verts
Et les vents et les pierres
Te vénèrent à longueur de temps.



CHANT DE L’AMANT EPERDU

64.

Voilà que l’oiseau est parti
Ô nuées, accueillez ce voyageur
Ivre de hauteur et de rêve
A toi les chants de festin
A nous la nostalgie
Des époques immémoriales
Déserts et terres verdoyantes
S’illuminent à l’attente
Ô nuées, battez vos ailes
Au rythme des noms entremêlés.


CHANT DE L’AMANT EPERDU

65.

Placarder ton nom de PURETE
Au sommet du mur
Ô Soleil et rire
Ma danse d’ivrogne
Mes pensées diluées dans la lumière
Ton rire au creux de mes silences
Apprivoisés
Mais rebelles à la moindre tâche,
Au moindre geste illicite
Purifier le cœur et l’idéal
Placarder ton nom
Aux oreilles de mon cœur
Palpiter d’aises avec toi
Ô Soleil et rire enchanté
En moi cet œil merveilleux.




CHANT DE L’AMANT EPERDU

66.

La lune est au milieu du ciel
Tous les échos de soûlard des mondes
S’élèvent
Rires et danses tumultueuses
Tout bouillonne
Il fait nuit pourtant
Les lampadaires surplombent les lupanars
Grouillants
Chants raffinés de grillons
Pétarade de voix fulminantes
Insensibles à la fête des étoiles
La lune est là,
Dans sa robe immaculée
Se mirant dans l’œil humide
Des vierges assoiffées d’amour,
Affamées de volupté
O Toi la belle
A la cadence du temps
Mets ta lumière, là où tu sais
Et guide, ma quête, à toi.



CHANT DE L’AMANT EPERDU

67.

Autour de toi
Cent mille amants
Murmurent l’hymne unique du nombre
Eau bleue et douce au cœur du nombre
Constellations et multitude autour du nombre
Miséricorde et grâce, la dame élancée
Empruntant la berceuse lancinante des palmiers
La nappe verte verse sa lumière sous la table
Cent mille amants
Epris jusqu’à la démence
Sèment le pollen de leur rêve
Sur ton image évanescente
Réanna,
La beauté à la forme sans forme
Toutes ces mains multiples
Des cents mille amants obsédés
Devisent au croisement du nombre.





CHANT DE L’AMANT EPERDU

68.

Notre histoire Réanna
Une des plus belles pages d’amour
Que l’humanité ait vécue
Ô toi Réanna
Je suis oiseau
Déployant les ailes de mon désir
Dans les mondes infinis
Voilà, frileuse, mon âme
Entre tes mains, ma destinée
Faites la, esclave de ta volonté
Devant ta grâce
Je ploie mon corps
La PURETE sous mes pas,
A des années de distances
Là où tu es,
Qu’importe la luminescence !
A chaque bruit de vie
J’entends ta voie généreuse
Ô, ma Réanna
Qui d’autre que toi,
Comprends ma souffrance
Cette déchirure qui torture mon âme
Je ne veux rien de moi
Mon idéal est de mériter
Un seul baiser de toi
Oh ! Le geste tabou.
Rire et enchantement
Si tu veux mon cœur
Dispose de ma vie
Mon amour est sans rive


CHANT DE L’AMANT EPERDU

69.

Sur les marches du trône
Prosterné et soumis
J’ai posé mon front
PURETE à toi
PUREETE à toi
GRANCE et MISERICORDE
Accorde-moi, bien aimée
Le suprême privilège
De découvrir ta face
Ô Réanna, élue de mon cœur
Ta robe lumineuse
Eblouissant mon cœur attendri
Ton amour, ma quête éternelle
Je le préfère
Aux pulsions de mon souffle
Je le préfère, au paradis et ses fastes
Les lits d’or incrustés de diamants
Les liqueurs sans ivresse
Je le préfère
Aux luxures des palais de marbre,
Je le préfère aux clins d’œil intime

Combien de fois ai-je péché ?
En t’oubliant le temps d’un éclair ?
Je me courbe respectueusement
Implorant ta clémence.

En saluant ton trône
Réanna
Je magnifie ta miséricorde
PURETE à toi
PURETE et MAGESTE
Car sans toi
Trône et cérémonial
Beauté et tendresse
Volupté et carillon
Ne sont que vanité
Pure vanité

Ô toi ma muse adorée !
Ô toi ma muse adorée !

CHANT DE L’AMANT EPERDU

70.

Au fond de mon cœur
Se cache le miroir
Tout est lumière dans mes veines
Mon désir déploie ses ailes
Vers le ciel
Poussière sur mes sandales
Ronces sur mes orteils
Epines dans mes talons
Où vais-je ?
Migrateur perdu dans la hauteur
Mon cœur captif
Scande ton nom
Réanna
Réanna
Réanna
La plus belle
La plus belle
La plus belle
Qui suis-je
Penché sur la balustrade du trône ?


CHANT DE L’AMANT EPERDU

71.

Toi et moi
Un seul désir démesuré
Notre complainte enjambe fleuve et océan
Purifier mon désir
Dans l’aorte de la Pyramide
Volupté et tendresse
Caresse et chants d’allégresse
Ô Amour fou
Rêve sans rive connue
Ton visage
Ô Miséricorde Réanna
Ton image dans le miroir
Au fond de mon cœur
Blotti.

CHANT DE L’AMANT EPERDU

72.

La chaussure est si belle
Mais qu’elle place a-t-elle
Sous tes pieds ?
L’or des semelles
Les pas veloutés du félin
Poussière de pas
Scandant ton nom
Réanna
Réanna
Réanna
Frôler la toison du sol
Caresse du vent
Sur le sable fin de plage
Aller vers le bout du temps
Chute évitée
S’élever vers toi
S’élever vers toi
Ta chaussure si belle
Protège-moi de l’infidélité.

CHANT DE L’AMANT EPERDU

73.

Ô amour
Dans quel labyrinthe
Tu m’as conduit
Mille portes ouvertes, devant moi
Quel serait
La route des amants
Dandinant à ta quête ?
C’est ta route que je choisis
Mon cœur sur tes pas
Escalader les pentes abruptes
De ton bras généreux
Rire en dansant
Ô amour
Rire en dansant
Te porter en moi
Folie infinie dans mon âme
Toi seule ma bien aimée
Réanna chérie.

CHANT DE L’AMANT EPERDU

74.


Au croisement de l’amour
Les bruits à peine nés devisent
Silence et rire dans les trésors du cœur
Réanna
Ô toi lumière des routes sans limite
Les pas sans fin des espoirs
Viennent à toi, obsédés d’embrassades
Réanna.

Au croisement de l’amour
J’ouvre les portes de mon cœur au monde
Les oiseaux du printemps y feront leurs nids
Les papillons d’hivernage y butineront
Pour nourrir le miel de l’amour
Les lunes et les étoiles y feront la paix
Réanna.

Au croisement de l’amour
Je compte tes noms sur les lèvres des amants
Soleil éblouissant dans mon âme
Que fais-je ? là, où l’ombre et le nom
Se taisent, éphémère signature
Où suis-je ? Ô voix mystérieuses
Priant dans les ressacs des vagues.

Au croisement de l’amour
Ô Réanna
Viens dormir dans mes bras !
CHANT DE L’AMANT EPERDU

75.


Là où finissent les désirs
Commence mon désir
Ma quête c’est l’étape souveraine
Là où seule l’unité est
Tous les chiffres prosternés
Ferment leurs paupières
Mon amour est sans pareil
Le désir traverse les sept cieux
Obsédés par la proximité
Le voilà, frappant aux portes du Paradis
Scandant le nom de l’aimée
Ô ! beauté sans forme possible
Qu’as-tu fait de mon cœur ?
L’as-tu offert aux trêves des nuages ?
Alors maintenant,
Avec quoi te parlerais-je d’amour ?
Avec quoi te parlerais-je de désir ?

CHANT DE L’AMANT EPERDU

76.

La nuit vaut-elle le jour ?
Lune et soleil sont-ils pareil ?
Ô reine des étoiles lumineuses
Accueillir doucement sur mon oreiller
Le son du mot mystérieux
Les 2000 portes du Paradis s’ouvrent sous mes yeux
Que m’importent les lits bondés, les coussins d’or,
Le cristal et le diamant éclairés par l’extase
Ô rires, que m’importe, en ton absence
Les élégances souriantes
Rivalisant de charmes
Qui se cachent sous ton nom Réanna
Quémandant la discrétion du soir
Pour venir courtiser mon âme
Ô sommeil, dans tes mains doucereuses
Caresser mes rêves d’amour fou
Oublier ma présence miséreuse
Te louer, t’aimer dans ma moelle
Déclamer ton nom sur les parois de mon cœur
Ou plutôt, déchiqueter ma langue en ton hommage
En offrir en pâture aux oiseaux de proie
T’aimer en silence, sans parole, ni bruit
T’offrir les deux prunelles de mes yeux
Te déclarer l’amour fou avec mes paupières closes
Me livrer à toi ;, au désir de ta volonté
Laisser les fastes sur mes pas,
Se traîner comme les guenilles de mendiant
Mourir heureux en face de toi, Réanna !

CHANT DE L’AMANT EPERDU

77.

Une seule chose Réanna
Arriver là où
Chaque pulsion de mon cœur
Soit une louange pour toi
Ô Réanna.
CHANT DE L’AMANT EPERDU

78.

Où te caches-tu ?
Oh volupté secrète
Sur quelle route cours-tu,
Si vite
Feu follet dans le ciel
Chants d’oiseaux sur les cimes
La forêt est-elle ta demeure
Ou le désert de mon cœur
Dépouillé de tout
Pour t’accueillir
Réanna.


CHANT DE L’AMANT EPERDU

79.

N’est-ce pas l’amour
Qui me visite ce soir
Cri d’oiseau dans le ciel
Mille étoiles en danses folles
Cent mille ailes étendues
Entre terre et soleil
Ô amour où t’en vas-tu
Livrer des confidences
De la Miséricorde
Dormir avec toi
Rêver avec toi
Partir vers toi avec toi
Ivresse des hauteurs
Ne t’en vas pas
Augmenter ma peine
Partout ton nom me suit
Nuit et jour, aube et crépuscule
Tu arpentes mes pas
Pas à pas vers toi
Si non où irais-je
Tous les itinéraires du monde
Mènent à toi
Voilà mon âme Réanna
Aux croisements des routes
Te parler de cœur,
Fais-en ce que tu veux
Dans l’amour illimité.




CHANT DE L’AMANT EPERDU

80.

Ne rien te dire
Car tu sais
Je sais que ton silence
Est tonnerre dans le ciel
Tu es la pluie et la germination
Tu es le pollen et le fruit
Ne rien te dire
Couver mes déchirures
Plaies suppurantes
Chiens errants mendiants l’amour
Ne rien te dire
Parachever l’ultime rire
Ô visage tant attendu
Silence
Ô silence. Tu sais.

CHANT DE L’AMANT EPERDU

81.

Joindre mon appel
Aux rumeurs des mondes
Chercher les bornes
Sur les routes qui mènent
A l’autre rive du temps
Amarrer ma frégate
Sur le quai de miséricorde
Lever mon doigt vers le ciel.



CHANT DE L’AMANT EPERDU

82.

Je t’appelle
Par ton nom
Tu m’écoutes
Par ton cœur
Fou rire et joie
Mains et cris assourdissants
Taper les pieds
Sur le sol
Folie dans la poche
Du pantalon
Vibrer à l’unisson
Terre et ciel
Je suis toi
Ton corps, ta main
Ton oreille et tes yeux
Respirer par tes narines
Souffrir ton absence
Là où la nostalgie culmine

Ô hiver dans les pays lointains
Soleil dans les corridors de mon cœur
Illumination dans l’œil de l’âme
Me prosterner, les mains jointes,
Mon nom effacé, ma présence enterrée
Comme un cadavre dans ses draps.

Qui suis-je devant toi ?
Rien que hardes de poussières déchues
Avec quoi arroserai-je
Les prairies du ciel
Pour mériter la nouvelle naissance ?
As-tu besoin de larmes
Ou de bouquets odorants ?
Dans quelle langue
Préfères-tu le nom d’amour ?
Ton nom est-il le nom introuvable ?
Oh ! mon rêve illimité
Ecoute-moi par ton cœur car
Par ton nom, c’est toi que je cherche.



CHANT DE L’AMANT EPERDU

83.

Te chanterai-je
Le cantique dans le langage des oiseaux
Oh fleur odorante et belle
Te chanterai-je
Le chant insoupçonnable des pollens amoureux
Quand les oiseaux se blottissent dans leurs nids,
Louant ta pureté, oh Réanna
Qu’importe le soleil sur le toison de la reine de Saba
Les palais pavés de cristal pur,
Où les pieds plongent dans l’eau profonde
Ton nom seul dans ma bouche émue
Ni l’or, je chante,
Ni le rêve des diamants
Ni la femme belle et fière
Te chanterai-je
Mon appel par le roucoulement lent
Le vent sifflant à travers les feuillages
Oh ! fleur éclose de joie, je vais à ta recherche
Les nuages portent mes rêves dans leurs courses effrénées
Où sont les éclairs rapides des tornades
Où sont les clignements de cils des pensées furtives
Où sont les oiseaux qui savent prier
Prier, prier comme un mur de monastère
Réanna,
Fleur sui frèle, porte de l’amour
Où mènes-tu l’âme esseulée ?
Cinquante mille oiseaux disent ton nom
Au lever du soleil, à la naissance du printemps
Quand l’arc en ciel salut l’hivernage.
Réanna
Cœur de l’amour, écoute le langage des oiseaux
Tous les mots sont des louanges à ta beauté
Chaque syllabe est un paradis ensoleillé.



CHANT DE L’AMANT EPERDU

84.

Oh lampe, tu éblouie mes yeux
N’es-tu pas un simple soleil
Bruissant de vie
Une portion infime d’amour
Apaise ta fureur, car ne sais-tu pas
Que Réanna est l’huile qui t’abreuve
Elle est le soleil, la lune et les étoiles
Dans le cœur des amants obsédés



CHANT DE L’AMANT EPERDU

85.

Ouvre-moi Réanna
Cette plage de pureté dans ton âme
Ce sable ensoleillé
Qu’aucun pas humain
N’a encore foulé
Je m’élancerai
Vers toi, un seul but, te voir
Oh ravissement
Je danse sur un pied
Chandelier
Un coq solidaire
Réanna, beauté et frisson
La lumière sur l’itinéraire
Danser à la folie
Le tam-tam
Tomber en transe saccadée
Ou rire éperdument.


CHANT DE L’AMANT EPERDU

86.

Mon cœur est un océan sans rivage
Ô mouettes, Ô vents, dansez sur mes eaux
Une ombre affamée dans ma voix
Tituber
Vaincu par le vin de ton nom.
Je voie l’ombre au cœur des vagues
Dandiner, lentement
Comme les caravanes du désert
Où est le mot salé et bleu
L’eau de mer saumâtre de tes yeux
Le mot se cogne dans la gorge
Et puiser dans le creux de la main
La goutte de sueur du poisson ailé
Goutter sourire, rire
Ô toi Réanna
Allaiter l’enfant
L’ivresse de la faim
Où se trouverait la pierre religieuse
Pour caler mon ventre
L’alcool de ton visage ravissant
Transporte mes rêves dans le ciel


CHANT DE L’AMANT EPERDU

87.

En cette nuit tragique
Où la terre compte ses silences
Qui peut m’offrir l’amour
Si ce n’est toi
Ô la plus belle des dames

J’ai courtisé la poussière de tes pas
Posé mon front sur ton ombre
Vénéré ta générosité
Pour mourir dans l’amour
Qu’importe que naisssent de ta quête
Les cris de cœur déchiquetés
Par la douleur de l’attente
Pourvu que je mérite
Un seul instant
M’enivrer à mort
De ton sourire
Sublime.
 




CHANT DE L’AMANT EPERDU

88.

Sur le seuil du trône
J’écoute le rire ruisselant
De ton âme émue
Qui suis-je ici
Devant toi
Ô Réanna
Qui suis-je
Si non
L’orgueil et l’impureté
Le vagabond obsédé
D’amour total
Robes ou pagnes brodés
Parfums de musc ou de jasmin
Encens et musique
Elévation et PURETE
Mille lampes frétillantes
Comme des vierges enchantées
Lumière et vibration
Devant le trône
Quel mot tendre
Devrais-je siffloter
Pour te ravir
Un faible clin d’œil
Réanna
Les asiles du monde
Les fours crématoires
Et les cimetières délaissés
Ne m’empêcheront pas
De te dire
Ma folie sans limite
Mon amour débordant
Pour toi seule
Mon unique amour.


CHANT DE L’AMANT EPERDU

89.

Le prendre par les mains,
L’enfouir dans l’humus du cœur
Au fond de l’âme
Minuit dans le monde.
Jean-Pierre  495
08-21-2005 02:45 PM ET (US)
J'aimerais faire découvrir ces beaux poèmes à mes amis.
Tu peux venir sur mon forum en poster...
Je suis français, et je rêve d'avoir des poèmes du monde entier sur mon site.
J'aime le rire et la gravité à la fois.
Les poèmes que j'ai lu ici, au Sénégal sont superbe.
Youssou N'Dour est venu nous voir en Bretagne, quelle belle soirée on a passé en sa compagnie.
L'adresse de mon site:

  http://www.e-monsite.com/aneries/

   Jean-Pierre
jean-Pierre  496
08-29-2005 06:07 PM ET (US)

             Différence



Jadis, au temps des guerres, que de peuples massacrés
Pour une couleur de peau, quelques cheveux frisés,
Et au siècle dernier, pour une religion,
On institua en France une loi d’exception
Et l’administration envoya au bûcher
Des hommes, femmes et enfants que d’autres ont dénoncé…
Puis l’on noya en Seine des amis d’Algérie,
Comme pour ponctuer, rageur, la fin des colonies.

Faut-il en revenir à ce triste temps de haine,
Est ce si utopique une société sereine ?

Au temps de mon enfance, il perçait le béton
Respirant une poussière qui encrasse les poumons,
Les regards des passants étaient souvent hostiles :
« Encore un Algérien, Marocain ou Kabyle ! ».
Nous observions, curieux, assis sur le trottoir,
Ce Nord Africain venu chez nous plein d’espoir.
Il nous souriait parfois entre deux martel’ments,
Puis, très vite, reprenait son travail exténuant.

Faut-il en revenir à ce mépris hautain,
A l’égard de ceux qui ne sont pas de notre coin ?

Et cette petite cousine, dans la classe, qu’on exclut
Pour une peau un peu sombre, quelques cheveux crêpus,
Ces patronymes du sud qui enfouissent les c.v.
Directement au fond d’la corbeille à papier,
Et ces paroles blessantes inondées de bêtises,
L’intelligence du cœur n’est pas toujours de mise…
Et puis ces discothèques qui interdisent leur porte
Pour une peau basanée, et les jeunes s’emportent…

Faut-il en revenir au terrible apartheid,
D’un coté les « Martin », de l’autre les « Mohamed »?

Mais ces tendres amoureux, l’un d’ébène, l’autre d’ivoire,
Mais ce couple d’homos, l’un blanc et l’autre noir,
Mais ces enfants rieurs se jouant des différences,
Mais ces marches silencieuses contre toutes les violences,
Mais ces propos tenus par nos hauts dirigeants,
Mais ces lois attendues, votées au parlement,
Banniront le racisme, à jamais, pour toujours
Et pour gagner cette guerre, il n’y a que l’amour.

Alors sur la planète les canons se tairont,
Alors chaque être humain vivra à sa façon.


 http://www.e-monsite.com/aneries/
moins que rien  497
10-20-2005 11:39 AM ET (US)
Quel temps fait-il
Sous le ciel
est-il jour
est-il nuit
Où se cache l'oncle des uns
maitre des autres
Dr. Moussa Sarr  498
01-02-2006 01:40 AM ET (US)
Chers amis,
ce que vous faîtes est sublime. Je me permets de copier un de vos poèmes et de le publier sur mon blog: http://artmigrants.over-blog.com
Si cela est inconvenant, un commentaire suffira.

Dr Moussa Sarr
mandregas  499
01-26-2006 05:12 PM ET (US)
Au fond d'une ruelle sombre
un triste coeur qui tremble
une bougie allumée créé une ombre
c'est ton coeur il me semble!

à suivre...
Julien Latyr Sarr  500
11-02-2006 06:20 AM ET (US)
Il n'est point de parallélisme dans la vie humaine
Nulle vie ne suit une ligne droite
Toute vie parfaite se développe en un cercle qui se termine
Là où il a commencé. Il lui est alors impossible de continuer
Et c'est là, le commencement de la fin.
Les vies parfaites sont les trésors de Dieu qui,
Dans les grandes occasions,
Les porte à l'annuaire de la main du coeur!
Julien Latyr Sarr  501
11-02-2006 06:32 AM ET (US)
Love is usually demanding,motivating,or frustrating
Love is often irrational,painful,and unpredictable
Love is sometimes impulsive,oppressive,or destructive
But when it's right
Love is ................SO GOOD!
And beauty is its own excuse for being
So much so that all Men love to appropriate LOVE!
And thy belongings of others,above all
It's an universal desire!
Only the manner of doing it differs!
Julien Latyr Sarr  502
02-24-2007 06:45 AM ET (US)
Ecrire!
Sans vigiférer, dire tout
Légiférer sans épargner alter ego
C'est à la Raison réfléchie de clamer Justice
C'est au Coeur de châtier
C'est aux crânes égarés de comprendre
Aux chenapans de disparaître.

Ecrire!
Rien n'est impossible
Il faut savoir vivre - partir - rester
Avec la grâce de Dieu en clairvoyant!
Traiter de choses sérieuses et être,
Etre d'une grande utilité, c'est Ecrire!

Notre Salut, c'est écrire!
Certes les temps sont durs
Et les lièvres ne changent jamais
Leur manière de s'asseoir.
Autant que faire se peut, fustiger-dévoiler-justifier
Que la lumière soit, Ecrire!

Ecrire, sur des chemins parsemés d'embûches,
C'est éponger la sueur et revivre
C'est vociférer sans être sous cadenas
Sans être frigide ou tuméfié - Ecrire!
C'est se méfier des tours du cochon
Qui prendrait goût à salir, Oh... ces six lettres!

Récusation de se courber l'échine,
De se prostituer pour une mauvaise semence
Sans emberlificoter, sans farder
Ni gonfler la vérité sur alter ego, c'est Ecrire!
Ecrire, Ecrire encore une fois, Ecrire pour toujours:
La déontologie de tout Humain!
Oumar LY  503
05-25-2007 06:03 AM ET (US)
L’AFFRONT


J’affronte ma plume et je confronte les écumes
De ma glaire salée je crache mon rhume
Pardonnez mon arrogance pour mon âme en transe
Que je plaide coupable pour mes errances

Car de mon image luisante j ai vendu mon âme
Et de mes folles appétences j’ai perdu la trame
Alors si je n’y prends garde il sera tard
Et par mon insouciance je serais en retard

Voilà que je crie mon désarroi sur tous les fronts
Hélas ! je voudrais me laver de tous ces affronts
Silence ! … par vos cris de mauvais augures
Oisillons de malheurs qui ne portez que fractures

Et que s’entende enfin la belle voix du cœur
Celle de tous ces sans voix avides de bonheur
Cet élan du cœur qui nous restituera notre humanité
Par delà les vagues superflues de notre passionnante vanité
AHMED B. NIANG  504
10-04-2007 03:35 PM ET (US)
TO AISHA, THE VICIOUS

I THOUGHT LOVE WAS A FAIRY TALE,
JEWELLERIES OFFERED AND NOT FOR SALE;

BUT NOW I KNOW TO WHAT HONOUR, MY PRECIOUS,
YOU`VE MADE YOUR REPUTATION AS aISHA, THE VICIOUS.

BY SKINING ALIVE YOUR WORTHY LOVERS,
WHO ROAST IN PAIN BUT HEY!WHO CARES.

FOR THEY ALL SUFFER IN PATIENCE
DRAGGING THEIR CROSS LIKE JESUS IN PENANCE;

WAITING FOR YOUR WHIMS OR MOOD TO BRIGHTEN,
YOUR LAUGHTER TO ROAR, YOUR PRETTY FACE RADIANT.
Ahmed Boukar Niang;  505
12-16-2007 01:42 PM ET (US)
Niass Bouki

Today at 6:39pm


A wolf²s world

Mutton`s heart in a wolf`s world
fed up with life`s weakening mood,

enough of always being good,
i am going mad, no girl no dude,


SOS for me, my soul`s food
is love, for love, need not to loot,


to be admired or to be hugged
i will jump the oceans, be i tagged


by the Interpole`s or be i gagged
by the MI5. My life they wrecked


But will not end.
From nights gloom,
i will surely fend

an exit backdoor
to escape doom.


mutton`heart in a wolf`s world
no more hugs, kisses to load.


hearts are empty and pockets full
bodies are tired and lives dull


in a world of wolves,the heartless survive
Do not blame my mood, forget and forgive!

Ahmad Boukar Niang
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