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| rodrigue
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11-11-2004 04:24 PM ET (US)
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MON GRATTE-CIEL
Immeuble à multiple étages Visage à découvert Building au cou allongé Skyscraper Aux arrêtes vives Dépouillé d'ornements Ajusté par boulonnage Entre murs et étages
Mon gratte-ciel Soudé en oasis À un puits en hauteur Aux parois de briques En béton armé À surface plane Au front prométhéen Devant Manhattan
Batterie d'ascenseur Omnibus Semi express Express Aux rotations Montantes et descendantes À l'aube du premier étage Au crépuscule du quarantième
Mon gratte-ciel d'Amérique Sans passé ni futur
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| rodrigue
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11-12-2004 09:31 AM ET (US)
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NEW YORK 2
Avenues des souvenirs NEW YORK de jeunesse Ville en tourbillon de fièvre Faisceau incendie de lumière Entre silence et bruit Moissons d'images Ciel à l'encan pour mémoire d'immigrant NEW YORK Ville résonnante Cosmopolite + Polyglotte Tranchée en sphères raciales À l'écume des langues Au sommet des HLM de la finance NEW YORK Ville maquillée,tatouée Dans la circulation qui s'invente Aux flancs des métros Squatters des sans-abri À bras-le-corps sous terre Circulent à l'ivresse des démunis Enfumés de gaz à poings fermés NEW YORK Ville qui ne rêve d'un oeil Aux écorchures d'angoisses Dévêtue comme un arbre de plumes NEW YORK Fleurs de macadam If sans racine ni histoire Foule étranglée par le bruit Dans un impromptu qui blesse Où les gratte-ciel enferment les bordels de luxe NEW YORK Enfer de liberté en quête de geôle Caravande de visages laqués Foule aux yeux rougis En NOIR et BLANC Aux formes magiques d'aurores NEW YORK Ville saugrenue Abat-jour de chaleur Donjon éventré Bûcher de liberté Où la musique est aux sourds Ce que la poésie est aux illettrés Et l'art aux aveugles NEW YORK Ville épointée À l'allure carnavalesque À croquer la lune en croissant Attraction pour touristes sans vertus En robe de bal Ou en saumon fumé NEW YORK Où chaque visage est une aventure Aux espaces difficiles d'approche Des amants aux chambres anonymes NEW YORK Espoirs tenus à distance Dans un onirique orgasme Dont les paupières de cercles S'allourdissent sur la VILLE NEW YORK N E W Y O R K
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| natty
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11-12-2004 05:59 PM ET (US)
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God! Rodrigue tout seul ici depuis tout ce tps a tenir ce forum en vie ! un seul mot M-E-R-C-I !!!! ou sont tous les poetes? hope k ils reviendront soon. natty n'est pas tres loin will be back inchallah blessing
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| rodrigue
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11-13-2004 08:30 AM ET (US)
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J'ECADRE LE VIDE
Je tiens dans mes main de brume Un visage de lumière Avec des mots dévêtus Des ready made de l'art moderne Je porte à mes lèvres le pouvoir de dire Que j'anticipe le futur Que je témoigne de mon époque Que j'entasse les ordures dans la rue de l'Oubli Que je taillade le corps des incultes Que j'assemble les alliages les plus inattendus QUE J'ENCADRE LE VIDE Le vide du gouffre Le vide en soi Sans espoir d'être réalité brève MODERNE Course aux avant-gardes Qu'il faut faire plus fort Plus étonnant Plus bizarre que la tendance en ISME IMPRESSIONNISME NÉO-RÉALISME HYPER-RÉALISME SURRÉALISME CONSTRUCTIVISME SUPRÉMATISME
En un clin d'oeil J'effleure des paroles à demi-mot Je deviens temps et espace à double vision JE DESSINE ET JE POAIME En trichant avec mes doigts J'invente une planète et je rêve au firmament Dans un moment de vérité À l'assaut de la page blanche Du vague à l'art Je portraiture l'aurore à la parole Et je l'enlumine de mes accords chromatiques ¸ Du rouge au rose bonbon Dans son profil à l'objet KITSCH J'encadre un mot à vide de sens Dans un dictionnaire de papier mâché Dans un vocabulaire de papier Exposé dans un magasin de souvenirs Je psalmodie un mirage Une illusion de mauvais goût Et je peins ma maison de bois en imitation de marbre Du plâtre des murs à l'imitation de bronze Là, où les formes et les couleurs s'entrecroisent J'encastre les marériaux dans leur décomposition En volumes cylindriques qui tournent à vide Je recrée dans l,art l'ilusion dans la vie Et je m'associe au décor de la magie suggestive
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| michaël
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11-13-2004 10:52 AM ET (US)
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Le puffiste
Tourne Détourne L'amour Sur tes lèvres Rouge Roug Rou R
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| rodrigue
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11-26-2004 04:53 PM ET (US)
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NEW YORK LA NUIT
Broadway la nuit Taxis jaunes Klaxons Cafés de dernière heure Catacombe de faits divers
M I N U I T
Broadway se met à l'ancre Annonces lumineuses en érection Tentation des tentations Théâtre - cinéma - Madison square garden Café internet Pop-corn Parfum de femme, odeur d'asphalte Rytme de blues à battements nerveux Broadway la nuit, nouvelle Babylone Désensommeillée Au goût de hamburgers Lecture clignotante H O R I Z O N T A L E V E R T I C A L E
Mannequin de parade Dame de coeur Homme sandwich affamé Prostituée d'honneur et chevalier servant Exilé d'ébène, vendeur de video-cassettes Juif errant sur son chemin de croix BROADWAY MIDNIGHT Star des rappels Le m'as-tu vu ? Sur l'écran new yorkais MADE IN U S A
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| michaël
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11-26-2004 05:09 PM ET (US)
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JOLIE FILLE DE LA MER
Vous hantez mon esprit JOLIE FILLE DE LA MER Je flotte au clair de lune Et vous joignez le fond Je crée des sillages Et vous trempez vos plumes Près d'un village-sirène Plein d'écume et de vent
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| michaël
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11-26-2004 05:20 PM ET (US)
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Blason de solitude
Silencieusement va la fille Au jardin bleu de l'eau Dans un espace sans fin À dos de solitude
Habillée de rythme À la hanche des vagues Elle glisse vers le sable Dans un bain de regard
Où les guerriers muets Tournent la coque de leurs yeux Vers le Sénégal Dans un filet de brume
Son front ridé de mer Ses mains en forme d'algues Son corps de varech Éclos d'ovules dorées
Ses lèvres d'un matin D'un printemps ou d'automne Ses yeux hublots de jade Ferment les feux de la nuit
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| michaël
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11-26-2004 05:37 PM ET (US)
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ADIEU! MES ENFANTS
Adieu ! Mes enfants Vous êtes désormais vêtus de moissons Entre les sillons de ma semence Au revers des silences réinventés
Adieu ! Mes enfants Masques lumineux des générations Qui renaissent à l'été quand c'est l'hiver À l'envers de la carte du monde
Adieu ! Mes enfants Vous qui êtes nés des fleuves Irrigués du sang des ancêtres Privilégiés des terres africaines
Adieu ! Mes enfants Vous qui avez relevé la tête En tressant ma vie dans le deuil Vilipendé, chassé de sa terre
Adieu ! Mes enfants Vous êtes revenus chez vous Reconstruire la patrie de vos pères Et moi, je partirai pour toujours
Adieu ! Mes enfants
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| michaël
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11-27-2004 10:48 AM ET (US)
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Crépitement de la terre
Le souffle de la nuit Me brûle de passion Dans l'enchevêtrement Des limites de mon coeur
Le regard de ton oeil Me déracine les yeux Dans l'âtre de la vie Des tiroirs encombrés
La caresse de ton corps Me détache du jour Dans le champ africain Des ombres qui remuent
L'univers de ta main Me rappelle le feu Dans le cri des cendres Des prairies fratricides
La vierge du vitrail M'éloigne des anges Dans l'écume des jours Des couples désunis
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| michaël
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11-27-2004 10:54 AM ET (US)
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COUCHANT
le soleil des haleurs mort à douleur O pâle éphéméride étale son coeur au cri de fleur
et l'iris bleu du ciel s'anime d'une flamme nouvelle où flotte l'âme Au souffle de notre rituel
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| michaël
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11-27-2004 11:04 AM ET (US)
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Les mots sont rouges de colère
Les mots sont rouges de colère Dans l'île où l'on met le feu Les coeurs s'enflamment à l'été Et les femmes pansent leurs blessures Leurs visages sont aveuglés Par la flamme des tropiques Entre des rides légendaires Qui se s'élargissent au temps Les hommes labourent les tranchées Sur leurs chemins de souffrance Pendant que les filles fécondées Gardent l,antre de leur ventre Des vautours au col roulé Descendent aux abords des villages Pour mieux voir leurs proies vaincus par la guerre
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| michaël
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12-04-2004 05:37 PM ET (US)
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COSMOS
Je ne suis pas d'ici Toi, mon corps, mon amour, Ma vie, mon regard; Je viens de loin Dans un ailleurs sans profil Dans un temps qui n'est plus
Je ne suis pas d'ici... Toi, mon Eldorado, Mon onde et mon front; Je viens de loin Dans un ailleurs amphibie Dans un temps légendaire
Je ne suis pas d'ici... Toi, ma paix féconde, Mon gage du printemps; Je viens de loin Dans un ailleurs parchemin Dans un temps migrateur
Je ne suis pas d'ici... Toi, mon champ de rêves, Mon carrefour sans frontières; Je viens de loin Dans un ailleur tourbillon Dans un temps sans rappel
Je ne suis pas d'ici... Toi, mon air, mon refrain, Mon reflet musical; Je viens de loin Dans un ailleurs étendard Dans un temps sans aiguilles
Je ne suis pas d'ici... Toi, mon cours d'eau, Mon cortège triomphant; Je viens de loin Dans un ailleurs bousculée Entre deux civilisations
Je ne suis pas d'ici...
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| michaël
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12-04-2004 05:44 PM ET (US)
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MES MAIN PALPENT LA MORT
Mes mains palpent la mort Dans un lit d'aquarium Mes lèvres s'étirent Dans un rire d'origine Mes doigts mouillés d'alcool S'effacent dans les flammes Dans les suspectes tavernes Je peuple le silence À l'abri des tempêtes Trempées de solitude Comme un tapis sans geste
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| A. Moctar SECK
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12-16-2004 08:39 AM ET (US)
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Saint-Louis-La-Mer *
Je voudrais aller retrouver mes pierres,
A Saint-Louis-la-mer.
Pierres des siècles passés,
Aux arêtes émoussées,
Que ne peuvent même plus caresser,
Mes doigts désormais lassés.
Je voudrais de nouveau respirer mes embruns,
Car il n'y en a pas d'emprunt,
Quand la brise du soir rafraîchit
La langue de Barbarie.
Je voudrais revivre la nuit du Fanal,
Aux allures de carnaval,
En rêvant à ces signares si belles,
Agitant leurs mouchoirs en dentelle.
Je voudrais aller retrouver mes régates,
Fête des pirogues coquettes,
Et mes chevaux de mer qui sautent la barre,
Pour aller chercher pitance loin des regards.
Je voudrais me laisser bercer,
Entre les deux bras du fleuve écartelé,
Tel un nourrisson ensommeillé
Et repu, après sa tétée.
Je voudrais tant aller retrouver ma mère,
A Saint-Louis-les-vieilles-pierres,
Aux confins du désert.
MAXU
( SAINT LOUIS,fondée en 1856, est la plus vieille ville française d'Arique francophone au sud du Sahara. )
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| michaël
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12-16-2004 09:39 PM ET (US)
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J'ai beaucoup aimé le poème Saint-Louis-La-Mer. Cette poésie est fraîche comme la mer.
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